Dimanche 19 avril 2009
(rappel: début du récit  épisode "Les marches des Danes 1")
Puis vint le repos

Mais d'autres aventures arrivent…
Par bento
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Dimanche 19 avril 2009

A peine remis de nos prouesses montagnardes étions nous déjà prêts à remettre le couvert. Les mécaniques parfaitement huilées de nos corps sublimement musculeux et imberbes semblaient ne pas connaître l'usure ni la rupture. Eperdus de victoires et de conquetes sportives, ce pays hostile ou chaque pas relèvait de l'exploit physique semblait à notre mesure: après la face nord du Ejer Bavnehøj, nous nous attaquames sans broncher et comme un seul homme à la pointe de Skagen, à l'extrême nord du Danemark, là où l'homme n'avait pas sa place. Le voyage, à nouveau, fut eprouvant. Les vents hurlants cinglaient nos visages burinés de vieux briscards de l'aventure. Jamais homme n'avait connu telle souffrance. Des embrunts d'une mer pourtant située à plusieurs dizaines de kilometres de notre route venaient s'écraser avec fracas contre nos parkas, les criblant ainsi de micros trous qui favorisèrent à notre grande surprise l'évacuation de notre abondante transpiration. Nous venions d'inventer le gore-tex.
La pointe de Skagen, à l'extreme nord du Jutland, ressemble à une langue de dragon : fine et pointue, longue et rugueuse, menaçante et puissante. Ushuaia, la terre de feu, le cap Horn et les 38° Rugissants  font pale figure à côté et paraissent de doux havres de paix comparés à cet enfer maritime: ici deux mers bouillonnantes viennent s'affronter. La Baltique épronne sans répis la mer du Nord qui lui rend la pareille sans faiblir. Ici tout n'est que fracas assourdissant, tourmente étroudissante, écume volante. Des lames aussi tranchantes que des cimetères berbères et aussi hautes que les monts du Ejer Bavnehøj se brisent à un rythme effrené sur cette langue écumante où morses et manchots empereurs se disputent l'espace à grands coups de bec et de défenses. Les sables se lèvent vertigineusement sous l'assaut des vents impétueux et finissent par former des chimères à faire frémir les plus vaillants héros de la Grèce antique. C'est là que nous étions. Nous profitâmes d'une éclaircie divine pour immortaliser le moment.
Par bento
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Dimanche 19 avril 2009
On the road: 3140 km de bonheur
C'est après une longue marche d'approche que nous arrivâmes enfin aux contreforts du terrifiant Ejer Bavnehøj. Plus au nord, l'indomptable Møllehøj bouleversait la trajectoire des nuages les plus haut, et à l'est, le redouté Yding Skovhøj s'imposait à nous comme une infranchissable paroi nous barrant l'horizon sur des dizaines de centimetres. Ces trois sommets, dépassant tous allégrement les 17.000 centimetres d'altitude, semblaient défier les cieux et auraient donné le vertige au plus brave des himalayistes. Tout le monde vous le dira, l'ascension du Ejer Bavnehøj n'est jamais une mince affaire, même pour le plus expérimenté des huitmillistes. Après avoir enchainé les camps de base sans jamais s'y arrêter, nous arrivâmes ivres de fatigue et l'esprit engourdi par un oxygène devenu rare dû aux émanations de gaz carbonique provoquées par les nombreux 38 tonnes qui passaient à nos pieds sur l'autoroute du Nord. Fiers et heureux comme des fous d'être sur le toit du Danemark, nous y plantâmes le drapeau de la Haute Savoie afin d'immortaliser le moment.



Par bento
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Dimanche 29 mars 2009
Cela avait plutôt bien commencé..., comme le veut la tradition.


C'était meme marrant...


Trés sympa...

Enfin, c'était... trop, trop tentant...




Par bento
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